Accueil Date de création : 03/04/08 Dernière mise à jour : 27/04/08 13:56 / 48 articles publiés
 

film actuel

La Chambre du fils de Nanni Moretti, sorti en 2001  (film actuel) posté le vendredi 04 avril 2008 23:18

avec Nanni Moretti, Laura Morrente, Jasm Trinca

Palme d'Or méritée à Cannes 2001,ce film présente une analyse rigoureuse, intime et juste des conséquences de la mort du fils qui pertube à des degrés divers toute la famille, même le père, psychiatre expérimenté. Mais progressivement un espace se dégage pour une lente reconstruction.

Le personnage de Giovanni, que Moretti incarne depuis son premier film, cherche à transformer la société. Volontiers donneur de leçon, il nous donne des pistes pour se révolter contre une société qui n'accorde plus d'importance à la beauté des gestes, des paroles et des actes. Parallèlement à sa vie personnelle qui l'a conduit de célibataire marginal à celui de jeune père de famille, porte-drapeaux du cinéma italien, Moretti accorde une place de plus en plus grande à la famille et à la mise en scène : n'hésitant dorénavant plus à ciseler la mise en scène de ses films comme les grands maîtres hollywoodiens et à construire l'image d'une famille idéale.

Moretti superpose la légende antique à la légende biblique : la grotte est un labyrinthe et Ariana arrive trop tard. Giovanni préfère, dans les photos de sa chambre prises par Andrea, celle où il est plié sous le bureau. Cette posture, de même que la chambre elle-même dans la maison, évoquent une possible prison dans laquelle un père trop possessif voudrait maintenir son fils.

Loin d'être un film sur le deuil, un film sur l'acceptation de la mort, La chambre du fils offre plutôt des pistes pour apprendre à se séparer de ses enfants. Car si le paradis, c'est la famille, il faut aussi apprendre à se séparer de ses enfants avant qu'il ne soit trop tard et a construire autour de ce qu'ils ont créée : ici une relation amoureuse.

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La Chambre des officiers , de François Dupeyron, sorti en 2001  (film actuel) posté le vendredi 04 avril 2008 23:19

avec Eric Caravaca (Adrien), Denis Podalydès (Henri), Gregori Derangère (Pierre), Sabine Azéma (Anaïs), André Dussollier (Le chirurgien), Isabelle Renauld (Marguerite), Géraldine Pailhas (Clémence), Catherine Arditi, Jean-Michel Portal, Guy Tréjan.

En août 1914, aux premiers jours de la guerre, Adrien, un jeune et séduisant lieutenant, part en reconnaissance à cheval. Un obus éclate et lui arrache le bas du visage. La guerre, c'est à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce qu'il la passe, dans la chambre des officiers. Il est le premier à occuper cette pièce à part réservée aux gradés atrocement défigurés par leurs blessures. Il est bientôt rejoint par de nombreux officiers qui réagissent, chacun avec leurs personnalités aux souffrances qu'ils subissent.
Adrien va rester enfermé, subissant de nombreuses opérations, pendant plus de cinq ans, jusqu'après la fin du conflit.

Dans ce film, François Dupeyron dénonce bien sûr les atrocités de la guerre, mais s'intéresse en priorité aux réactions individuelles devant la perte d'identité que constitue une mutilation grave. Dans cette situation, les premiers temps sont une lutte contre la souffrance physique, mais une fois que celle-ci devient moins aigue, il faut affronter le regard des autres, des proches, mais surtout son propre regard.

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Le fabuleux destin d'Amélie Poulain de Jean-Pierre Jeunet, sorti en 2001  (film actuel) posté le vendredi 04 avril 2008 23:20

scénario de Jean-Pierre Jeunet et Guillaume Marchand, durée 120 mn, musique de Yann Tiersen ; avec : Audrey Tautou (Amélie Poulain), Mathieu Kassovitz (Nino), Rufus (le Père d'Amélie), Jamel Debbouze (Lucien), Isabelle Nanty (Georgette), Serge Merlin (le peintre)

Enfant, Amélie n'a pas connu la tendresse. Très tôt sa mère est morte, écrasée sous une touriste tombée d'une tour de Notre-Dame de Paris; son père a reporté toute son affection sur un nain de jardin.
Adulte, Amélie vit seule. Serveuse dans un bistro montmartrois, elle prend plaisir à des riens : craquer la croûte des crèmes brûlées, plonger sa main dans un sac de grains, faire des ricochets sur l'eau

La nuit du 30 août 1997, elle se découvre une vocation, le bonheur des gens, à leur insu : elle restitue à un quidam la boîte à trésors de son enfance, favorise une idylle amoureuse entre une hypocondriaque et un jaloux maladif, aide un peintre à mettre la dernière touche à sa énième copie du Déjeuner des canotiers, vole au secours d'un commis épicier martyrisé par son patron.
Mais qui assurera son bonheur à elle? Elle le trouvera auprès d'un collectionneur de Photomatons ratés, au terme d'une longue partie de cache-cache à Montmartre et dans les gares parisiennes.

C'est, selon Jean-Pierre Jeunet, « un film conçu pour rendre les gens heureux », c'est surtout un grand succès populaire, et un film connu aux USA. Avec des moyens efficaces, le spectateur est plongé dans une ivresse légère, une euphorie qui ressemble au bonheur. Déjà, avec Delicatessen (1991) et La cité des enfants perdus (1995) où il était associé, au scénario et à la réalisation, à Marc Caro, le cinéaste avait manifesté avec éclat son goût des situations et des personnages loufoques et ses deux films étaient apparus comme les équivalents cinématographiques des meilleurs dessins animés et bandes dessinées

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Un jour sur Terre: film documentaire britannique de Alastair Fothergill  (film actuel) posté le vendredi 04 avril 2008 23:24

sorti en 2007. Titre original : Earth ; Réalisation, Scénario : Alastair Fothergill, Mark Linfield; Narration V.O. : Patrick Stewart; version française : Anggun; Texte : Leslie Megahey, Alastair Fothergill, Mark Linfield; Musique Originale : George Fenton; Montage : Martin Elsbury ; Durée : 98 minutes ; Date de sortie : 10 octobre 2007

La caméra se balade aux quatre coins de la planète, nous révélant des choses plus étonnantes les unes que les autres, et faisant exploser sous nos yeux un nombre impressionnant d’images gorgées de poésie. Partant du Pôle Nord pour parcourir la Terre jusqu’au Pôle Sud, en passant par la toundra, la jungle, le désert. Le film nous rappelle que la nature fragile peut aussi être mortelle et que l’homme, par son action, ne l’aide pas à être plus douce avec les êtres qui la peuplent.

Le comportement humain déchaîne les colères de la nature et déstabilise l’équilibre de notre univers et de celui de la faune, qu’elle soit terrestre ou maritime. Les neiges de la banquise de l’Arctique fondent à une vitesse toujours plus folle rendant alors la survie de l’ours blanc, devenu symbole du destin tragique de la planète miracle, de plus en plus incertaine. Les éléphants d’Afrique ainsi que leurs camarades les gnous doivent se déplacer durant des semaines afin de trouver l’eau qui se fait de plus en plus rare d’années en années.

Cinq ans de tournage auront été nécessaires à Alastair Fothergill et à son équipe de La Planète Bleue pour réaliser Un jour sur Terre. Les toutes dernières technologies en matière de prise de vue en haute définition ont permis de tourner des images d'une beauté à couper le souffle et de mettre en valeur la vie qui palpite et bouillonne à chaque instant, sur le moindre centimètre carré de notre planète.

A travers ces images de rêve, du miracle de la vie, le film veut principalement nous faire comprendre que la planète bleue n’appartient pas uniquement aux hommes. D’autres êtres la peuplent. L’Homme ne peut donc se sentir seul propriétaire de la planète et n’a pas le droit de la piller et la détruire en toute impunité.

On peut cependant être un peu réticent devant le film. Le message est surtout délivré sur la fin car pendant toute la durée de notre voyage, de l’Arctique aux abords de l’Antarctique, les réalisateurs jouent beaucoup plus avec l’émotionnel, la corde des sensations, que sur l’apprentissage et le côté éducatif qu’aurait pu avoir ce documentaire. D'autre part la débauche de moyens (40 équipes de tournage, des vols en avion , en hélicoptère sans compter ) peut laisser un peu sceptique sur la pureté du message.

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