Accueil Date de création : 03/04/08 Dernière mise à jour : 27/04/08 13:56 / 48 articles publiés
 

film des annees 90

La Reine Margot, de Patrice Chéreau, sorti en 1994, scénario de P. Chéreau et Danièle Thomson  (film des annees 90) posté le vendredi 04 avril 2008 23:03

d'après Alexandre Dumas, France-Italie-Allemagne, Prix du Jury Cannes 1994, durée 159 mn
avec Isabelle Adjani ( Margot ), Daniel Auteuil (Henri de Navarre ), Jean-Hugues Anglade (Charles IX ), Vincent Perez (La Môle ), Virna Lisi (Catherine de Medicis), Dominique Blanc (Henriette de Nevers), Pascal Greggory, Miguel Bosé, Jean-Claude Brialy, Jean-Philippe Ecoffey, Barbet Schroeder, Valeria Bruni-Tedeschi.

 

 

 

Le 18 août 1572, Catherine de Médicis, pour des raisons stratégiques, marie de force sa fille, Marguerite de Valois, belle et catholique, soeur du roi Charles IX, à Henri de Navarre, un noble protestant, futur roi Henri IV. Les protestants arrivent nombreux à Paris pour célébrer le mariage et gagner en influence en s'appuyant sur l'Amiral de Coligny, qui avait su gagner l'amitié de Charles IX.
Sacrifié à la raison d'état, Margot erre dans les rues dès sa nuit de noce et va cependant connaître l'amour avec un autre huguenot, le seigneur de la Môle. Mais le massacre de la Saint-Barthélemy est déclenché le 24 août, Coligny et de nombreux protestants sont tués, jusque dans les appartements royaux.
Protégé par son sang royal Henri est épargné et Margot sauve la Môle.
Plus tard Charles IX meurt empoisonné et la Môle est injustement condamné et exécuté. Margot rejoint Henri en Navarre avant d'être exilée en Auvergne.

Ce film est très charnel, passionnel, coloré de blanc, de noir et surtout de rouge. Rarement la passion, la violence faite aux corps ont été montrées avec autant de brio et de réalisme. La reconstitution historique est précise et les nombreux figurants apportent un volume et une qualité incontestables.

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PULP FICTION , de Quentin TARANTINO, sorti en 1994, américain, Palme d'or Cannes 94  (film des annees 90) posté le vendredi 04 avril 2008 23:04

avec John Travolta, Samuel Lee Jackson, Uma Turman, Harvey Keitel, Tim Roth, Rosanna Arquette, Christopher Walken, et Bruce Willis.

Plusieurs histoires s'entrecroisent où se mêlent de nombreux personnages qu'on a du mal à prendre au sérieux ; un dangereux gangster, Marcellus Wallace, sa femme droguée, des tueurs à gages (Travolta et Jackson) qui, arrivés sur le perron de l'endroit où doit se traiter leur affaire, se rendent compte de leur avance, et qui discutent en attendant, un boxeur (Bruce Willis) payé pour se coucher lors d'un combat truqué et qui part en cavale avec une jeune française et un dealer embourgeoisé qui se plaint de vandales.

 

Ce film est peuplé de références à la contre-culture américaine, au cinéma et au rock'n roll et revendique une certaine artificialité: Le fast food dans lequel Uma Thurman et Travolta vont passer la soirée est peuplé de serveurs, sosies de représentants du mythe hollywoodien et du rock'n roll, comme Marilyn Monroe et Jayne Mansfield.

Le montage est aussi déjanté que le sujet: à base de "flash back", mais ce qui est plus original, de "flash forward", la fin du film apparaît au milieu et se termine par un "flash back" dans lequel apparaissent les 2 tueurs, encore vivants, alors qu'on a vu leur mort quelques scènes auparavant.

Grâce à Clint Eastwood, alors président du jury avec la complicité de Catherine Deneuve, la Palme d'Or de Cannes échappa cette année-là à un triste film kurde ou mongol pour couronner ce délire drôle et coloré.

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Quatre Mariages et un Enterrement , de Mike NEWELL, sorti en 1994  (film des annees 90) posté le vendredi 04 avril 2008 23:07

scénario de Richard Curtis, durée 117 mn;
avec Hugh Grant ( Charles ), Andie MacDowell ( Carolyn alias "Carrie" ), James Fleet ( Thomas alias "Tom" ), Simon Callow (Gareth), John Hannah ( Matthew ), Kristin Scott Thomas ( Fiona)

Ce film est teinté d'un humour anglais très délicat à partir de scènes de la vie courante. De l'influence d'une américaine sur les anglais.

Quatre mariages et un enterrement est un portrait des nouveaux trentenaires, cette génération déconfite, qui ne sait plus si elle peut encore croire à l’amour, qui recule toujours le moment fatal, réfugiée dans un petit monde amical et chaleureux, un brin régressif. Charles et ses amis, Gareth le moqueur jovial, Matthew le tendre, Fiona l’élégante cynique, Scarlett la midinette vulgaire, Tom le gentleman benêt, David le confident muet, tous célibataires, forment une seconde famille, lieu de reconnaissance et de protection où chacun d’entre eux occupe une fonction bien précise. Et la fonction de la bande elle-même est de désamorcer le social, de jouer sur ces conventions et ces barrières sociales, que l’on sait lourdes et empesées de l’autre côté de la Manche, pour les faire exploser. Comme dit Gareth, félicitez la famille des mariés en leur disant que la mariée a l’air enceinte. Mais l'on n'est pas pour autant dans un espace où l’intime peut se dire.

Les liens entre eux sont assez peu explicités. Charles ne parle qu’à David, son frère muet, et ses confidences sont de l’ordre de l’inaudible, une manière de le dire sans le dire.

Il faut que Gareth meure pour qu’ils s’aperçoivent que leurs amis homosexuels formaient un véritable couple; Fiona avouera presque par mégarde un amour qu’elle taît depuis toujours. Et Charles vit sa relation avec Carrie dans les coulisses des différents mariages, des chambres d’hôtels, des espaces neutres. Leur relation est au bord de la sphère publique. Et le mariage est le moment où la sphère de l’intime rejoint celle du public, où l’intimité s’institutionnalise. L’éclatement du groupe avec la disparition de Gareth accélère l’émergence d’un désir individuel.

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The Pillow Book, de Peter Greenaway, anglo-français, sorti en 1996  (film des annees 90) posté le vendredi 04 avril 2008 23:09

durée 126 mn, scénario de Peter Greenaway inspiré librement par les carnets de chevet (Pillow Book) de Sei Shonâgon; avec Vivian Wu ( Nagiko ) , Yoshi Oida ( L'éditeur ) , Ken Ogata ( le père ) , Hideko Yoshida ( la servante) , Ewan McGregor ( Jérome) , Judy Ongg ( la mère) , Ken Mitsuishi ( le mari ) , Yutaka Honda ( Hoki ) , Barbara Lott ( la mère de Jérome) , Miwako Kawai ( Nagiko jeune)

Greenaway met en place dans le film un questionnement et une étude poussée sur le corps, sur son action médiatrice entre les êtres humains, mais également entre les signes et leur transmission.
Également lieu de la mémoire, le corps permet un voyage dans le temps, un retour dans le passé plus ou moins lointain, mais dans un désordre propre aux paradoxes qu'il renferme dans ses recoins les plus sombres.
Cette histoire explore les liens qui unissent depuis des millénaires l'écriture et la sexualité, à travers une lecture fantasmatique de l'Orient par l'Occident.
À travers l'écriture des idéogrammes, véritable art graphique, c'est un combat des diverses pulsions qui animent les personnages qui se jouent à l'écran. Brûlés ou effacés par la pluie, les signes demeurent éphémères rappelant ainsi le besoin constant d'oubli de la mémoire. Le lien intrinsèque entre le corps et la littérature demeure, pour sa part, inscrit à jamais dans la chair des personnages, soit dans les pages du livre humain de Jérôme, soit dans la peau finalement tatouée de Nagiko.

Dans les toutes premières minutes du film, une scène d'une importance majeure se déroule sous les yeux de Nagiko, il s'agit de la journée de son quatrième anniversaire. De manière générale, cette scène se découpe en deux parties, la première pendant laquelle le vœu d'anniversaire est peint sur le visage de Nagiko et la deuxième lorsqu'elle entrevoit une relation sexuelle entre son père et son éditeur.
Reprise à plusieurs moment du récit, cette scène peut aisément être qualifiée de scène primitive dans le contexte du film.
À plusieurs égards, cette scène rencontre les diverses caractéristiques de la scène primitive telle qu'élaborée par la psychanalyse. De plus, son importance quant à tout ce qui se déroulera dans la vie de Nagiko, participe également à cette définition.
Évidemment, cette scène primitive n'est pas tout à fait traditionnelle, dans la mesure où c'est l'éditeur qui joue le rôle sadique, habituellement imputé au père, et ce dernier celui de la victime, rôle tenu en temps normal par la mère. Celle-ci ne participe pas physiquement à l'acte homosexuel, mais elle y tient tout de même un rôle actif en tant que complice de ce chantage sur lequel repose la survie de la famille.
Cette scène primitive tronquée déclenche dans l'imaginaire de Nagiko un puissant désir de vengeance du père, puisqu'il est perçu en tant que victime, et une haine envers cet agresseur. Comme cet épisode traumatisant se déroule à chaque anniversaire de Nagiko, il se transforme chez elle en une obsession latente car elle ne comprend cet échange sexuel que des années plus tard. Plus qu'une simple obsession de vengeance, cette scène opère chez le personnage une association entre la littérature et la sexualité, lien renforcé par la lecture maternelle de Sei Shônagon traitant également de ce même rapport.

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LE CINQUIEME ELEMENT  (film des annees 90) posté le vendredi 04 avril 2008 23:15

de Luc BESSON, sorti en 1997, scénario Luc Besson et Robert Mark Kamen, musique de Eric Serra, durée 126 mn.
avec Bruce Willis(Korben Dallas),Milla Jovovich (Leeloo), Gary Oldman (Zorg), Ian Holm (Cornelius), Chris Tucker (Ruby Rhod), Luke Perry (Billy), Brion James (Général Munro ), Tommy Lister (Président Lindberg),Charlie Creed-Miles (David), Mathieu Kassovitz (L'agresseur ), Tricky (Le bras droit), Maïwenn (La cantatrice), John Neville (Général Staedert)

En 1914, dans un temple égyptien, un explorateur découvre (Lumière Aziz!), un mystérieux sanctuaire où est mentionné un certain cinquième élément comme étant l'arme définitive dans la lutte contre le mal. Mais les gardiens, d'étranges et monstrueux extraterrestres, les Mondoshawans, surviennent, et emportent avec eux les pierres figurant les quatre autres.
A New York, trois cents ans plus tard, l'intérêt de retrouver le fameux cinquième élément se fait pressant afin d'éviter la collision fatale entre la Terre et une monstrueuse comète figurant le Mal qui non seulement résiste, mais en plus se nourrit des missiles qu'on lui envoie.
L’un des conseillers du Président, le père Cornelius, actuel dépositaire terrien du secret, affirme que le seul recours est détenu par les Mondoshawan. Mais le vaisseau de ces derniers est détruit par des chasseurs inconnus. Seule y survit un lambeau de chair qui, récupéré par les militaires, permet la synthése d'une superbe jeune femme rousse, Leeloo.
Celle-ci s’échappe du QG avant de chuter sur le taxi de Korben Dallas qui, comme tous les autres nombreux véhicules, se déplace dans l’espace aérien de la cité.
K orben, ancien agent des forces de sécurité, l’aide à fuir ses poursuivants et la conduit chez le père Cornelius, qui reconnaît en elle... le cinquième élément.
Tous trois vont devoir retrouver une mallette contenant quatre pierres qui ont été volées par les hideux Mangalores pour le compte du puissant Zorg, incarnation du Mal.

Un scénario très riche, des rebondissements constants et des inventions nombreuses sont soutenus par des acteurs remarquables et des effets spéciaux bien dosés. Ce superbe film de science-fiction est servi par un humour et une distanciation qui le distingue de ses homologues américains.

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