Accueil Date de création : 03/04/08 Dernière mise à jour : 27/04/08 13:56 / 48 articles publiés
 

film des annees 60

Scène culte de la douche dans Psychose  (film des annees 60) posté le vendredi 04 avril 2008 22:20

Une femme seule, Marion, débarque de nuit dans un motel isolé et un peu bizarre, géré par Norman, beau jeune homme timide.
Hitchcock aborde le cas d'un tueur schizophrène qui n'a pas pu réaliser le travail du deuil de sa mère.

Avec une économie de moyens remarquable, Hitchcock provoque le mystère, l'angoisse et l'horreur et joue avec la frustration des spectateurs.
La célébre scène de la douche contourne les interdits de l'époque en interposant de façon très subtile un rideau translucide.
La musique de Bernard Herrmann contribue efficacement à cette ambiance angoissante.

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La Ballade du soldat, film soviétique de Gregori Tchoukraï, sorti en 1960  (film des annees 60) posté le vendredi 04 avril 2008 22:22

scénario de Valentin Ejov; images de Vladimir Nikolaeïev, musique originale de Mikhaïl Ziv, durée 92 mn;
avec : Vladimir Ivachev (Aliocha), Jeannette Prokorenko (Choura), Antonona Maximova (mère d'Aliocha), Nicolas Krioutchov (le général) , Evgueni Ourbanski (le mutilé)

Aliocha, est à 19 ans un jeune soldat de l'Armée Rouge en lutte contre les nazis. Il est téléphoniste en première ligne. Une attaque de chars se produit, il s'enfuit, se réfugie dans un trou d'obus et tombe par hasard sur un fusil antichars. Tremblant de peur, il réussit cependant à armer le fusil et à toucher deux chars ennemis. Il tient jusqu'à la contre attaque soviétique.

Il se retrouve promu au rang de héros et bénéficie en guise de remerciements de six jours de permission pour aller voir sa famille. Mais ce temps, long en apparence, se passe en attente et en voyages compte tenu des distances et des difficultés de transport.

Il rencontre un mutilé qui rentre chez lui. Mais en raison de son infirmité, il ne sait pas si il souhaite revoir sa femme.
Une très courte liaison avec la jeune Doucha illumine un instant le trajet. Mais le temps presse et il ne dispose que de quelques minutes pour embrasser sa mère et revenir sur le front.
Mais sa chance l'a quitté et est tué au premier assaut.

Le réalisateur a réussi à mélanger dans son film à la fois le réalisme soviétique et l'exaltation du héros à une présentation critique mettant en exergue l'absurdité de la guerre tout en évitant les foudres de la censure officielle.

C'est ainsi que les personnages d'Aliocha et du Général sont largement contrebalancés par les personnages secondaires: le mutilé, les débrouillards, les planqués de l'arrière, les gardes corrompus. Même Aliocha est plutôt un héros malgré lui, son action n'étant pas fondamentale dans le déroulement de la bataille.

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À bout de souffle de Jean-Luc Godard  (film des annees 60) posté le vendredi 04 avril 2008 22:23

sorti en 1960, scénario original de François Truffaut , durée 90 mn, Prix Jean Vigo 1960
avec Jean-Paul Belmondo (Michel Poicard), Jean Seberg (Patricia), Jean-Pierre Melville.

Michel Poicard vole une voiture à Marseille et prend la route pour Paris. Il doit y toucher une certaine somme d'argent pour un travail dont il ne dit rien. Il doit trouver un revolver dans la boîte à gants de la voiture, et quand il est arrêté par un motard, il tire...

Arrivé à Paris, il se met à la recherche d'une fille, Patricia Franchini qui, rêvant de devenir journaliste, se contente de vendre le New York Herald Tribune sur les Champs-Elysées.
S'installant dans la chambre de Patricia, Michel, à son retour, apprend qu'elle est enceinte et discute longuement avec elle, tout en téléphonant régulièrement pour avoir un certain Antonio.
Attendri par cette relation sentimentale, le faux dur finit tragiquement.


Jean-Luc Godard réalise là un des premiers films de la Nouvelle Vague . Il rend hommage au pionnier Resnais: lorsque Belmondo passe devant un cinéma c'est Hiroshima mon amour qui est à l'affiche.
Le montage heurté du film, ses nombreux faux raccords, la vision quasi documentaire de Paris qui s'en dégagent, sont fortement novateurs et focalisent l'attention de la critique. Ce film qui n'a que l'apparence d'un film policier déconcerte les amateurs du genre habitué à un tout autre cinéma.

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La dolce Vita ( La douceur de vivre ) film franco-italien de Federico Fellini, sorti en 1960.  (film des annees 60) posté le vendredi 04 avril 2008 22:24

Avec Marcello Mastroianni (Marcello), Anita Ekberg (Sylvia), Anouk Aimée (Maddalena), Yvonne Furneaux (Emma), Alain Cuny (Steiner), Magali Noël (Fanny), Lex Barker (Robert), Nadia Gray (Nadia), Valeria Ciangottini (Paola), Annibale Ninchi (Le père de Marcello), Renée Longarini (La femme de Steiner), Jacques Sernas (Le jeune premier), Giulio Questi (Don Giulio), Laura Betti (Laura), Alan Dijon (Frankie Stout), Adriano Celentano (Le chanteur de Rock) ;

scénario de Federico Fellini, Enno Flaiano, Pier Paolo Pasolini, Tullio Pinelli et Brunello Rondi; musique de Nino Rota; noir et blanc; durée 166 mn.
Palme d'Or Cannes 1960

Marcello, chroniqueur mondain, sillonne Rome à la recherche du scandale et du sensationnel. Toujours entouré d’une nuée de photographes, il fréquente avec détachement les lieux les plus à la mode et la haute société romaine.
Au cours d’une tournée, il rencontre son amie Maddalena, une riche héritière désœuvrée. Ils passent la nuit dans la chambre d’une prostituée complaisante.
Le lendemain matin, Marcello trouve Emma, sa compagne régulière, inanimée auprès d’un tube vide de comprimés. Il la conduit à l’hôpital. Elle en réchappe.
A l’aérodrome de Rome, arrivée triomphale de Sylvia, grande star hollywoodienne : cortège bruyant, conférence de presse cacophonique.
D’autres événements futiles se succèdent ainsi, marques au coin de la débauche et de la désespérance. Le père de Marcello tente de retrouver sa jeunesse avec des femmes faciles mais rentre chez lui précipitamment à la suite d'un malaise.

Marcello enquête sur un miracle qui s'avère faux. L’écrivain esthète et intellectuel, Steiner, l’ami de Marcello, se suicide après avoir tué ses enfants. Marcello s’enlise de plus en plus dans un milieu en voie de décomposition.
La fin est assez pessimiste, après une nuit très agitée, il se retrouve sur une plage où s'échoue un poisson (la religion chrétienne?) monstrueux et mort depuis longtemps. Enfin, sur la dernière scène, Marcello reste insensible à l'appel d'une jeune fille pure irrémédiablement séparé de lui par une rivière dérisoire.

Ce film long (près de trois heures) est découpé en une série de récits disjoints dont Marcello est le seul point commun et cependant parfaitement cohérent grâce à la rigueur de l'écriture et l'unité du ton adopté.

Fellini pose le décor et les enjeux du film dès l’ouverture de celui-ci : on y voit une statue représentant le Christ, rattachée à un hélicoptère, volant au dessus et s’éloignant progressivement de Rome. Double symbole: Le Christ, emporté par la modernité, déserte et Fellini prend ses distances avec tout ce qui fondait son cinéma jusqu’alors en remettant en cause et la société dans laquelle il vit et sa manière de filmer jusqu'alors rattaché à l'école néoréaliste .
Son style évoque désormais
Luis Buñuel, comme lui il décrypte les pulsions contradictoires, la décadence des mœurs mais ne porte pas de jugement, à l'image de Marcello, témoin le plus neutre possible et du jeu de Mastroianni, minimaliste..
En dépit du mouvement permanent du film, rien ne semble bouger.
Fellini déclare: "Je prends la température d’un monde malade; mais si le mercure indique 40°C au début du film, il en indique également 40°C à la fin. Rien n’a changé".
Les personnages répètent les mêmes actions, s’enferrent dans des modes de fonctionnement. A force d’en avoir trop vu, ils regardent sans voir, tel, à la fin du film, l’atroce poisson échoué sur le rivage qui contemple d’un œil mort l’immensité du ciel.

Le film n’offre pas au spectateur de personnages auquel il pourrait s’identifier tant Fellini aime nous mener par la main dans son labyrinthe cinématographique. Le film peut être considéré comme une espèce de voyage une Rome imaginée ( le film a été entièrement tourné en studio), voyage ponctué selon les moments du film par la musique, visible à l’écran par l’entremise de musiciens jouant de leurs instruments, que celle-ci soit Rock, Jazz ou bien Musique de Chambre.

La dolce Vita a provoqué des réactions violentes à sa sortie. Le succès auprès du public ne fût pas immédiat mais ample et profond.
Par contre l'Église, qui avait apprécié La Strada (1954) pour sa thématique de la rédemption, lança ses foudres contre le film, menaçant d'excommunier l'équipe du film et même les spectateurs.
Et pourtant jamais Fellini ne montre de complaisance envers ses personnages décadents et seuls les aspects les moins nobles de la religion sont attaqués, comme ce culte populaire des miracles qui confine à la superstition.

Ce film a fortement influencé à la fois la société et les acteurs:
La dolce vita a remplacé le titre français "La douceur de vivre"et est même devenue une expression courante en français.
La Via Veneto, entièrement reconstituée en studio, va s'efforcer de ressembler à son modèle fellinien, large et plate
Mastroianni, qui n'était au début pas prévu pour le rôle (dévolu à Paul Newman) est devenu l'acteur fétiche et le double de Fellini.
Lex Barker, qui joue le rôle d'un acteur américain ringard ayant joué Tarzan avit effectivement joué ce rôle à 5 reprises entre 1949 et 1953, dont Tarzan and the She-Devil de Kurt Neuman
Anita Ekberg, ex-Miss Suéde apprécia à ce point l'Italie qu'elle y poursuivît sa vie.
Un jeune musicien, Adriano Celentano, voit sa carrière lancée par le film.
Et enfin le photographe Paparazzo, qui passe son temps à harceler les vedettes, a donné son nom à tous les "paparazzi" du monde.

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VIRIDIANA de Luis Buñuel, film mexicain, sorti en 1961, Palme d'Or Cannes 1961  (film des annees 60) posté le vendredi 04 avril 2008 22:25

Scénario de Luis Buñuel et Julio Alejandro
avec Silvia Pinal, Francisco Rabal, Fernando Rey, José Calvo, Margarita Lozano

Viridiana va bientôt rejoindre le couvent. Elle vient une dernière fois saluer son oncle, riche bourgeois, avant d'aller prononcer ses vœux. L'oncle la drogue et abuse d'elle. Rongé par le remords, il se donne la mort.

Héritière du domaine avec son cousin, Viridiana renonce au cloître et décide de consacrer sa vie et sa propriété aux pauvres. Un soir de fête, les gens qu'elle a aidés se soûlent, pillent la maison et essaient de violer leur bienfaitrice.

Buñuel continue de régler ses comptes avec l'oppression qu'il a subit dans sa jeunesse et aborde ses thèmes préférés: le fétichisme et l'inceste, l'hypocrisie de l'Église, la bêtise et la suffisance de la bourgeoisie, la bestialité populaire.

La "Cène" où Le Christ et ses apôtres sont remplacés par des mendiants reste un monument de provocation.

A Cannes le film fait scandale, mais remporte la Palme d'Or.
Le Vatican, comme Franco, jugèrent le film impie et blasphématoire. En Espagne, les copies du film furent saisies.

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