Accueil Date de création : 03/04/08 Dernière mise à jour : 27/04/08 13:56 / 48 articles publiés
 

film des annees 80

COUP DE TORCHON de Bertrand Tavernier, sorti en 1981  (film des annees 80) posté le vendredi 04 avril 2008 22:42

scénario Jean Aurenche, Bertrand Tavernier d'après le roman de Jim Thompson «Pop 1280 (1275 âmes)»
avec Philippe Noiret, Isabelle Huppert, Jean-Pierre Marielle, Stéphane Audran, Eddy Mitchell, Guy Marchand, Irène Skobline, Michel Beaune

En 1938, dans un petit village africain. Un policier falot et dominé par son entourage se transforme en un justicier implacable et méthodique pour balayer la corruption hors du village qu'il administre.
B Tavernier transpose un polar américain, qui se passe dans le Sud profond, au milieu de l'Afrique noire, influencé par "Le Voyage au bout de la Nuit " de Céline.
Il y dénonce le racisme et l'hypocrisie de cette société repliée sur elle-même.
I Huppert et E Mitchell à contre-emploi accentuent le décalage et font l'originalité du film.

Coup de Torchon ne fut pas très bien accueilli par la presse mais gagna la faveur du public. Le film, nommé aux César, et à l'Oscar du meilleur film étranger ne reçut aucun prix.
Le réalisateur, déçu par son double échec, affirme que Coup de Torchon est son film le plus autobiographique:
"On fait des films pour se débarrasser de ses angoisses, de ses doutes, de ce que l'on arrive pas à communiquer par une autre voie, pour pouvoir continuer à vivre."

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Garde à vue de Claude Miller, sorti en 1981  (film des annees 80) posté le vendredi 04 avril 2008 22:45

scénario de Claude Miller & Jean Herman, d'après le roman de John Wainwright "Brainwash", dialogues de Michel Audiard. Récompensé par quatre Césars en 1982.
Avec Lino Ventura (Inspecteur Antoine Gallien ), Michel Serrault (Jerome Martinaud), Romy Schneider (Chantal Martinaud), Guy Marchand (Inspecteur Marcel Belmont), Didier Agostini , Patrick Depeyrrat, Pierre Maguelon, Annie Miller, Serge Malik, Jean-Claude Penchenat.

Un soir de Réveillon, dans une ville de province du Nord, les corps de deux fillettes, tuées et violées, viennent d’être retrouvées dans les dunes.
L’inspecteur Antoine Gallien, secondé par Belmont, son adjoint, reçoit au commissariat le notaire Martinaud, notable local. Martinaud connaissait bien l’une d’entre elles et un certain mystère plane sur sa vie privée.
Ce dernier tente d’abord de jouer les gros bras, mais se reprend vite lorsque l’inspecteur lui démontre que son absence d’alibi en fait le suspect numéro un.

Servi par des acteurs remarquables et des dialogues de qualité, ce film montre toutes les phases de l'affrontement entre un homme et la machinerie policière. Sa qualité de notable lui est est tour à tour une protection et une circonstance aggravante.
En l'absence de preuves formelles d'une part et d'alibi convainquant de l'autre, la lutte se déroule sur des terrains très variés, qui ont quelquefois peu de liens directs avec le crime, comme la capacité de Mme Martinaud à avoir des enfants ou la longueur du couloir qui sépare leurs chambres.
Et la fin du film montre que la distance est très faible entre erreur judiciaire et crime impuni.



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LE PÈRE NOËL EST UNE ORDURE de Jean-Marie Poiré, sorti en 1982  (film des annees 80) posté le vendredi 04 avril 2008 22:46

avec Thierry Lhermitte, Anémone, Gérard Jugnot, Christian Clavier, Marie Anne Chazal, Bruno Moynot.

La nuit de Noël très agitée de la permanence de SOS Détresse Amitié est devenue un des films les plus drôles du cinéma français.
L'ex-bande du Splendid est à son meilleur niveau et de nombreux passages sont devenus des morceaux d'anthologie: Le tableau aux petits cochons, le pull-over serpillière, les doubitchouks roulés sous les aisselles, le remplissage de la feuille de sécu par "Zezette épouse X", Katia le travesti et son talon aiguille cassé et les répliques de Pierre et Thérèse.
"C'est celâaa, oui!"


 


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Full Metal Jacket, film anglais de Stanley Kubrick, sorti en 1987  (film des annees 80) posté le dimanche 06 avril 2008 21:45

scénario de Stanley Kubrick, Michael Herr, Gustav Hasford, adapté du roman de Gustav Hasford, "The Short-Timers", durée 116 mn,
avec Matthew Modine ( Guignol), Adam Baldwin (Animal Mother), Vincent D'Onofrio ( Pyle), R. Lee Ermey ( Sgt. Hartman), Dorian Harewood (Eightball), Arliss Howard, Kevyn Major (Rafterman) , Ed O'Ross, John Terry, Kieron Jecchinis, Bruce Boa

En 1968, en pleine guerre du Viêt-Nam, de jeunes recrues sont accueillies dans la base d'entraînement des Marines.
Leur instructeur, le sergent Hartman les forme, en dépassant souvent les limites, de manière à ce qu'ils soient parfaitement prêts à affronter les difficultés des opérations de combat.
Parmi toutes ces recrues, un engagé devient le souffre-douleur du sergent instructeur Hartman : surnommé la "Grosse Baleine", il ne supporte pas les humiliations que lui inflige son instructeur et, le jour de leur affectation, il se suicide après avoir descendu Hartman.

"Guignol" , qui a assisté au meurtre suivi du suicide, est affecté dans une unité combattante au Viêt-nam, où il sera employé comme correspondant de guerre. Il rencontre Rafterman, un jeune américain fougueux qui rêve de voir des combats et de partir au front.
Guignol est envoyé en reportage au combat, et Rafterman insiste pour l'accompagner. Sur place, Guignol retrouve Cowboy, un soldat qui avait fait ses classes avec lui.

Les Vietcongs lancent l'offensive du Têt, surprenant les Américains. La section part "nettoyer" la zone industrielle de Hué, mais tombe en embuscade, immobilisée par les tirs d'un tireur isolé.
Cowboy est abattu, puis une bonne partie de l'escouade. Guignol tombe nez à nez avec le sniper et c'est Rafterman qui lui sauve la vie : le sniper était une toute jeune fille vietnamienne !

Comme presque tous les films de Kubrick, celui-ci est structuré en trois parties bien marquée: "l'instruction des Marines", "L'arrivée au Viêt-Nam" et "l'offensive du Têt"

 

Le film a été tourné entièrement en Angleterre, dans une base militaire et dans une zone industrielle abandonnée, la végétation tropicale du Viêt-Nam ayant été restituée par l'importation massive de palmiers vivants et de plantes artificielles made in Hong-Kong. Émaillés d'incidents et d'accidents, le tournage dura plus d'un an, certaines scènes, complexes donnerent lieu à plus de 30 prises.
Pour donner plus de réalisme au début du film, Kubrick embauche, pour jouer l'instructeur (Sgt Hartman), Lee Ermey, un ancien Marine, qui était, paraît-il, aussi violent et ordurier au naturel que dans pour le tournage.

Après les "Sentiers de la Gloire" et partiellement "Barry Lyndon" , Kubrick aborde la question de l'homme dans la guerre. Même s’il ne condamne pas entièrement la guerre, Kubrick la considère comme une machine à réveiller les instincts de destruction les plus primaires de l’homme. Ainsi, lorsque le Marine tire sur la Viêt-cong et la neutralise, il se met à adopter une sorte de gestuelle simiesque pour manifester sa joie, ce qui nous ramène à l’aube de l’humanité, époque que le cinéaste a déjà explorée, au début de "2001: L'odyssée de l'espace

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