scénario de Valentin Ejov; images de Vladimir
Nikolaeïev, musique originale de Mikhaïl Ziv,
durée 92 mn;
avec : Vladimir Ivachev (Aliocha), Jeannette Prokorenko (Choura),
Antonona Maximova (mère d'Aliocha), Nicolas Krioutchov (le
général) , Evgueni Ourbanski (le mutilé)
Aliocha, est à 19 ans un jeune soldat de l'Armée
Rouge en lutte contre les nazis. Il est téléphoniste
en première ligne. Une attaque de chars se produit, il
s'enfuit, se réfugie dans un trou d'obus et tombe par hasard
sur un fusil antichars. Tremblant de peur, il réussit
cependant à armer le fusil et à toucher deux chars
ennemis. Il tient jusqu'à la contre attaque
soviétique.
Il se retrouve promu au rang de héros et
bénéficie en guise de remerciements de six jours de
permission pour aller voir sa famille. Mais ce temps, long en
apparence, se passe en attente et en voyages compte tenu des
distances et des difficultés de transport.
Il rencontre un mutilé qui rentre chez lui. Mais en
raison de son infirmité, il ne sait pas si il souhaite
revoir sa femme.
Une très courte liaison avec la jeune Doucha illumine un
instant le trajet. Mais le temps presse et il ne dispose que de
quelques minutes pour embrasser sa mère et revenir sur le
front.
Mais sa chance l'a quitté et est tué au premier
assaut.
Le réalisateur a réussi à mélanger
dans son film à la fois le réalisme soviétique
et l'exaltation du héros à une présentation
critique mettant en exergue l'absurdité de la guerre tout en
évitant les foudres de la censure officielle.
C'est ainsi que les personnages d'Aliocha et du
Général sont largement contrebalancés par les
personnages secondaires: le mutilé, les
débrouillards, les planqués de l'arrière, les
gardes corrompus. Même Aliocha est plutôt un
héros malgré lui, son action n'étant pas
fondamentale dans le déroulement de la bataille.